Le prochain match des Grenadiers haïtiens contre le Nicaragua, ce mardi 18 novembre, est bien plus qu’une simple rencontre footballistique ; c’est un choc chargé d’histoire et d’enjeux, se déroulant sur la terre symbolique de Curaçao .
Un contexte sportif crucial
Haïti aborde cette ultime rencontre du groupe C des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 dans une position favorable. Portée par une victoire cruciale (1-0) face au Costa Rica obtenue grâce à un but de Frantzdy Pierrot et une grande solidité défensive, l’équipe s’est hissée à la deuxième place du groupe avec 8 points . Une victoire contre le Nicaragua, bon dernier avec 4 points, est impérative pour nourrir l’espoir d’une qualification directe .
La résonance historique du 18 novembre
La date du 18 novembre n’est pas un hasard. Elle correspond à l’anniversaire de la bataille de Vertières, en 1803 . Cette victoire décisive, remportée par l’armée indigène commandée par Jean-Jacques Dessalines et marquée par l’héroïsme du général François Capois, a scellé l’indépendance d’Haïti, devenant la première république noire du monde . Jouer ce match fondateur ce jour-là invite les Grenadiers à puiser dans la même ferveur patriotique et la même détermination qui ont conduit leurs aïeux à la liberté.
Jouer le jour de Vertières, c’est affronter un adversaire sur le terrain en étant porté par le souffle de l’Histoire. Les Grenadiers ont l’opportunité d’honorer la mémoire de leurs héros en livrant une bataille moderne, où la victoire pourrait les conduire, symboliquement, vers une nouvelle forme de libération : celle qui mène à la Coupe du Monde.



