Dans une missive publiée ce mardi 2 décembre, l’ancien Premier ministre Jean Henry Céant a fait part d’une « affliction profonde » suscitée par la disparition tragique de Stephora Joseph, une adolescente haïtienne de douze ans décédée en République dominicaine de façon suspecte. Ce drame individuel, qualifié de funeste, soulève à nouveau, selon lui, l’épineuse problématique du harcèlement académique et des ostracismes subis par une partie de la jeunesse haïtienne expatriée.

L’ancien chef de gouvernement y décèle un sinistre écho aux fléaux de violence qui ensanglantent aussi le territoire national, notamment dans les régions de l’Ouest, du Centre et de l’Artibonite, en proie à une insécurité endémique. Il déplore une forme d’indifférence des pouvoirs publics, symptôme selon lui d’une « fracture abyssale » séparant la détresse populaire de ses représentants supposés.

Jean Henry Céant en appelle à une responsabilisation collective, exhortant parents, citoyens et institutions publiques à une prise en charge lucide des périls sécuritaires et sociétaux. Il fustige par ailleurs les commanditaires présumés des groupes armés, les sommant de répondre de leurs actes devant les tribunaux et la postérité. Sa prose se clôt sur un vibrant plaidoyer pour l’unité, la fraternité et la dignité retrouvée, adressant ses condoléances aux familles meurtries tant sur le sol natal qu’au sein de la diaspora.

La rédaction

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