Le Conseil Électoral Provisoire a rendu public, ce mardi soir, le séquençage tant attendu des scrutins pour l’année 2026. Une chronologie serrée, placée sous le signe d’une densité politique remarquable, prévoit que les deux tours des élections législatives et présidentielle s’étaleront sur un intervalle de trois mois. Ainsi, le premier tour conjoint est arrêté au 30 août 2026. Le second tour, agrégant de surcroît les élections pour les collectivités territoriales, est fixé au 6 décembre suivant.
Cependant, cette annonce, aussi nécessaire soit-elle, ne saurait occulter les interrogations cardinales qui assaillent l’observateur avisé. La problématique sécuritaire, épineuse et omniprésente, impose son ombre portée sur le processus : une pacification effective des territoires sera-t-elle acquise pour la date inaugurale du 30 août ? L’environnement opérationnel des campagnes électorales suscite un scepticisme non dissimulé. Dans un climat aussi délétère, quelles modalités concrètes pour la tenue de rassemblements, de meetings, de porte-à-porte ? L’hypothèse de campagnes se déroulant exclusivement dans la sphère éthérée du numérique, bien que plausible, trahirait une démocratie asphyxiée, réduite à un simulacre virtuel. L’avenir immédiat, suspendu à la restauration d’un ordre minimal, nous contraindra à une vigilante expectative.













