La capitale haïtienne, Port-au-Prince, est le théâtre d’une hégémonie criminelle désormais si absolue qu’elle défie ouvertement les représentations diplomatiques étrangères. Jeudi 13 novembre, un cénacle d’individus lourdement armés, présumés membres de gangs, a délibérément pris pour cible un détachement de Marines américains en mission de sécurisation de l’ambassade des États-Unis. La réplique immédiate des soldats, qui ont miraculeusement esquivé toute perte humaine, ne doit pas occulter la gravité symbolique de l’assaut.

Ce fait d’armes insolent n’est que la manifestation la plus récente d’une paralysie institutionnelle totale. Les organisations internationales estiment que près de 90% de la métropole sont sous la coupe de ces factions, qui instaurent un ordre fondé sur l’extorsion et la terreur. Cette hégémonie criminelle provoque un exode massif des populations, avec plus de 1,3 million de personnes déplacées, selon l’ONU.

Face à cette anarchie, Washington, tout en maintenant sa présence diplomatique, multiplie les avertissements à l’endroit de ses ressortissants, énumérant les périls : enlèvements, banditisme, et désormais, confrontations directes avec les forces de l’ordre étrangères. Le CSPN, quant à lui, brille par un silence qui en dit long sur son impuissance.

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